Tu hésites et tu fais les cents pas dans ta bulle, comme une faune enpiègée.
Ce qui t'a toujours fait ri, c'est l'impertinence des sentiments. Pas juste les sentiments à toi. Ceux de tout le monde et de personne.
L'abstraction du nombre et de sujets est une bonne chose pour la pensée critique. Elle t'avait dit. Comme ça. Un matin hivernal tellement sombre qu'on se croirait dans un sous-sol.
Comment? L'impertinence, dites-vous?
Exactement.
En réalité tu n'as pas de mot juste pour décrire ce que tu ressens.
Tu trouves que les gens de ton époque sont frivoles et leurs esprits, étroits et infimes. Tu te contentes d'accpter tout ce beau monde, puisque les changements font tout le temps mal et, le plus important de tout, tous ces défauts que tu attribues aux autres ne te rendent pas moins affectée.
Alors tu contemples les ruines de civilisations, longtemps.
Alors tu fouilles les restes de splendeurs pour s'y trouver refuge contre les propos vains, vicieux, vénéneux.
Alors tu te réinventes à l'image d'un être admiré.
Ton regard gagne en pouvoir hypnotiseur: il devient lisse et fluid, il coule.
On t'a déjà fait remarquer que la façon dont tu rire est très rigolo.Ce que tu as compris: ce rire-là les agacent. Mais comment peux-tu les blâmer? D'ailleur, on te l'as appris très gentillement, comme le médecin qui traite une enfant sensible en lui passant le médicament sous déguisement de friandise.
Primo, tu racles la gorge comme pour pronouncer un discours important( tâche pour laquelle tu te sens éternellement inapte.)
Secundo, tu tournes gracieusement la tête pour t'éloigner de l'espace personnel de ton colocateur.
En dernière, tu fais, à la sauvette, une sorte de grimace douleureuse avec un rictus au coins des lèvres. L'élément extraordinaire, c'est que tu réussir à garder ton air sérieux après tout. Si on le mettait sur film, ce serait certainement un grand moment du cinéma.
Secundo, tu tournes gracieusement la tête pour t'éloigner de l'espace personnel de ton colocateur.
En dernière, tu fais, à la sauvette, une sorte de grimace douleureuse avec un rictus au coins des lèvres. L'élément extraordinaire, c'est que tu réussir à garder ton air sérieux après tout. Si on le mettait sur film, ce serait certainement un grand moment du cinéma.
C'est la veille d'un examen.
Tu gaspilles ton temps,devant un écran, en écrivant des passages obscures sur toi, celui que tu aimes et les autres.
Tu as peur qu'il te vois de travers, même si tu as choisi une langue qui n'est pas la sienne.
Tu vascilles entre l'ambiguité de vos âmes.
Tu gaspilles ton temps,devant un écran, en écrivant des passages obscures sur toi, celui que tu aimes et les autres.
Tu as peur qu'il te vois de travers, même si tu as choisi une langue qui n'est pas la sienne.
Tu vascilles entre l'ambiguité de vos âmes.
Pleine d'espoirs et de contradictions.
Après tout.
Le but est de rester dans le jeu,
et il ne fait que de commencer.
Le but est de rester dans le jeu,
et il ne fait que de commencer.
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